vendredi, septembre 11, 2009

WHAT WE DO : Le blog qui déménage !

Et oui, le blog déménage ! Après avoir revu sa ligne éditoriale et augmenter la fréquence des publications, le blog se devait de trouver un nouvel hébergement ! Ce sera donc Wordpress, plus clair, plus clean  et plus cool ! Alors bye bye vos vieux liens ou flux RSS, maintenant l'actu culturelle c'est ici : 
N'hésitez pas à vous inscrire au flux RSS ou à mettre l'adresse dans vos favoris pour réagir aux articles et à nous faire part de vos remarques. 



vendredi, septembre 04, 2009

DOSSIER : LE WEB-DOCUMENTAIRE

Pour la première fois, le "web-documentaire" intègre un festival dédié au reportage photographique : Visa pour l'image. Cela se passe en ce moment à Perpignan. Du coup c'est vrai que cette discipline fait parler d'elle, et n'est plus cantonnée au rang de passe-temps pour internaute un peu curieux. L'occasion pour Le Labo de vous présenter à sa façon ce qui remplacera peût-être un jour nos vieux 20 heures télévisés !! Qui sait ?
Qu'est-ce que c'est ?
En fait la pratique existe depuis déjà une dizaine d'année, le concept est né de l'évolution d'Internet et de la nouvelle façon d'apréhender l'image et l'information en temps quasi-réel. Le web-documentaire n'est pas encore un genre bien défini, avec des codes qui en limiterait la créativité, c'est encore un format non-identifié, qui mêle plusieurs média (photographie, vidéo, son et texte) en une seule et unique production autour d'un sujet. En fait c'est une nouvelle façon de faire du reportage, en impliquant le "lecteur" ou "spectateur" (d'ailleurs on ne sait pas trop) avec du contenu intéractif, vivant et évolutif ! Voilà c'est ça le concept.
Pourquoi ce buzz ?
Plusieurs explications : D'une part l'évolution des modes de consommation de l'information, la démocratisation du web et des nouvelles technologies. D'autre part, une crise sous-jacente des médias traditionnels qui a entrainé des pics de créativité.
En effet, au milieu des litres d'information déversés chaque matin dans nos petits cerveaux curieux, il faut bien parfois faire le tri, et c'est le job du documentariste que de nous offrir plusieurs points de vue en synthétisant l'info, non ? D'où le succès du documentaire. Ensuite, l'utilisation de ces nouveaux outils a permis de toucher un public plus large, indéniablement, un public lassé par le stéréotypisme (ah bon ? Néologisme ? Vous m'aurez compris tout de même ?) des médias traditionnels. Bien qu'apparement M6 ait révolutionné le 20H (en le mettant à 19H45 ?) les chaines ont pris beaucoup de retard, et tout se ressemble un tant soit peu... Les gens ont aujourd'hui la possibilité d'aller eux-même chercher l'info, et ils choisissent des formats plus esthetique ou plus intéractif, c'est tout.
Quel avenir ?
Bon n'aller pas croire que le web-docu a supplanté tous les autres médias, sinon cet article n'aurait pas de sens, mais on peut tout de même lui prédire un bel avenir. Comme le souligne Monique Simard, directrice générale du Programme français de l’Office national du film (ONF) interviewée par Charles Gervais pour alternatives.ca : "C’est la naissance d’une nouvelle écriture, d’une nouvelle architecture du documentaire." Aujourd'hui le genre intègre un festival de renom, et  Le Corps incarcéré de Soren Seelow, Léo Ridet, Bernard Monasterolo et Karim El Hadj, produit par Le Monde Interactif a même reçu le prix RFI/France24 du web-documentaire à Perpignan. On peut imaginer rapidement un festival qui lui serait consacré à part entière.
Conclusion :
Le web-documentaire est une discipline en constante évolution, et comme le souligne Alexandre Brachet, responsable d'Upian, (société de production plurimédia avant-gardiste) : "Le temps n'est pas encore venu de dupliquer les formats, mais plutôt de continuer à en créer de nouveaux". Pour sûr, le genre va évoluer, et comme vous allez le voir, on est déjà bien loin du diaporama photo sur fond de musique celtique ! to be continued...
Contenu multimédia : 
Pour vous faire une idée, je vous propose la sélection complète du Prix RFI/France 24, et vous ? Quel est votre coup de coeur ?
Bearing Witness : Five Years of the Iraq WarAyperi Ecer et Jassim Ahmad / Reuters en collaboration avec MediaStorm
The Places We Live - Jonas Bendiksen / Magnum Photos
Adoma, vers la maison ? - Thierry Caron
Les mots de la guerre dans l'est du congo - Cédric Gerbehaye / Agence VU
Le Corps Incarcéré - Œuvre collective / Le Monde Interactif
The Iron Curtain Diary 1989-2009 - Beccogiallo, On/Off, PeaceReporter, Prospekt|Photographers
Chroniques de Pékin - De Mao Aux Jo -Charlie Buffet / Arte Geie / Hakari Productions
Génération Tian'anmen - Avoir 20 Ans en Chine - Patrick Zachmann production Narrative

NEWS : Pour ses 30 ans l'ARS Electronica Festival réinvente la nature

L'institution autrichienne, Ars Electronica, fête ses 30 ans d'existence, 30 ans passés à se creuser les méninges et à intéragir sur le monde complexe des nouvelles technologies et leur impact sur nos vies quotidienne. 
Ce groupement d'expert en tous genres (chercheurs, scientifiques, sociologues, net-artistes...) se fait une règle d'or d'aborder des sujets en phase avec les préoccupations (mondiales) du moment, et s'est imposé comme la référence en matière d'arts numériques. Cette année, ce sera donc la nature, et la place que l'homme y tient. Autant dire que ce ne sera pas forcément tout rose (ou tout bleu). En tout cas, le programme est riche en découverte, en expo folles, concerts et en performances plus hallucinantes les unes que les autres. Du côté de Linz, capitale européenne de la culture 2009, c'est l'effervescence, on attend avec impatience la présentation du palmarès des Golden Nicas pour voir un peu ce qui nous attend côté bouleversement de nos modes de vie! Pour suivre l'actu du festival et réagir, un blog est ouvert pour l'occasion, c'est ici !
Pour plus d'info, n'hésitez pas à aller jeter un oeil sur cet article de chez Poptronic ou bien sûr chez nos amis d'Arte qui ont consacré à Linz une édition des Echappées Culturelles. 

jeudi, septembre 03, 2009

NEWS : Qwartz lance les qwartz minimarkets

Les qwartz awards lance les minimarkets, des rencontres mensuelles qui auront lieu à la société de curiosités à Paris où le public pourra venir découvrir des labels, des collectifs d'artistes, des musiciens qui viendront présenter leur travail. Le premier rendez-vous est prévu pour le samedi 19 septembre.
Il y a les césars pour le cinéma, les victoires pour la variété, les 7 d'or pour la télé, mais aucune récompense pour les musiques aventureuses et indépendantes. Rien? C'est ce que vous pensez? Et bien détrompez-vous!!
Depuis 6 ans maintenant, les musiques expérimentales, électroniques, risquées et indépendantes ont leur cérémonie de remise des prix qui se nomment les qwartz. La prochaine cérémonie aura lieu le 02 avril 2010 et à partir du 25 octobre, vous pourrez tous écouter la sélection des artistes nominés (ou nommés). Promis, on vous en reparlera plus en détails le moment venu. Enfin juste une dernière chose à préciser, le prochain président du jury, n'est autre que le cinéaste, scénariste de BD, performeur, magicien et fondateur du mouvement Panique, Alejandro Jodorowsky !
A partir du 19 septembre, les qwartz lance les minimarkets. Qu'est ce que c'est? Voilà ce que nous dit le communiqué de presse : "Cet événement est destiné à renforcer les liens entre les labels indépendants des Musiques Nouvelles, le public et la presse. Seront sélectionnés chaque mois sur proposition des labels, douze exposants. Une programmation musicale et audio-visuelle clôturera chaque miniMarket et un débat animé par un modérateur de choix aura lieu dans la journée."
Le premier minimarket aura donc lieu le samedi 19 septembre à la société de curiosités à Paris. Ouverture des portes à midi jusqu'à minuit. Vous pourrez rencontrer entre autres des représentants du collectif Brocoli, Double entendre, ou encore le Groupe de Recherches Musicales (GRM) pour n'en citer que quelques uns.
L'entrée est gratuite, alors n'hésitez pas à passer leur faire un coucou, ce sera l'occasion de découvrir des musiques que vous n'entendrez probablement nulle part ailleurs...

NEWS : Printemps de Bourges 2010

C'est reparti pour le Printemps de Bourges !  Le festival découvreur de talents reprend du services encore une fois pour donner la possibilité aux groupes et artistes de montrer leur talent aupublic et aux professionnels du métier !
Plus que quelques jours avant l'ouverture des dêpots de candidatures (du 07/09/09 au 03/10/09) pour Le Printemps de Bourges 2010, alors petit rappel d'usage : 
Le dossier de candidature doit contenir : 
La fiche d'inscription complétée et signée (à télécharger sur le site officiel)
3 à 4 titres originaux 
Une biographie 
Une photo du groupe ou de l'artiste 
Une fiche technique 
Un plan de scène
Il doit être déposé dans une Fnac de la région où le groupe ou artiste réside, ou dans une antenne régionale du Printemps de Bourges, ou sur le site.

Suite du calendrier :
Présélections régionales sur écoute du 19 octobre au 19 novembre 2009
Sélection nationale courant janvier 2010
Le Printemps de Bourges du 13 au 18 avril 2010
Alors aucune excuse maintenant !

NEWS : Inauguration du NewYork Club 2.0

Ce soir a lieu le lancement du 1er club participatif dans l'antre du, plus que fashion, New York Club.

C'est quoi le concept ?
L'agence Elegangz, chargée de la direction artistique du club, a choisi de surfer sur l'explosion des réseaux sociaux et sur leur utilisation massive pour développer une communauté autour du NYC2.0.

Pourquoi ?

L'idée c'est de permettre à tous d'inter-réagir sur la vie du club, de la programmation aux fringues du physio, en passant par le choix des thèmes ou de la déco pour les soirées participatives !

Comment ?

C'est simple, votes en ligne et rating ! Par exemple, pour la soirée playlist, les internautes auront le choix entre 1 000 morceaux, les 160 les plus sollicités seront mixés pendant la soirée ! Easy, non ?

Et sinon ?

Battles de Ipod, fight de blog musicaux et cabines privées entres autres, pour le son, Vidéomaton et book photo pour ce qui est de l'image, tout ça relayé bien sûr par un espace virtuel collaboratif dévoué aux post vidéos, photos et audio, histoire de garder une trace de tout ça !
Le NewYork Club 2.0 accueillera toujours de nombreux artistes résidents et offrira un espace d'expression ou d'expo à des artistes du Fonds International d'Art Comptemporain pour les off nuit du club. Sinon, toujours au programme, concerts rock, pop, folk et electro rock et clubbing electro

C'est quand ? C'est où ?

L'inauguration c'est ce soir, caché dans les sous-sol du 130 rue Rivoli à Paris, mais sur invit, sinon pour plus d'info le site du club.



NEWS : Palmarès des Victoires du Jazz

Associées au festival évoqué plus bas, se tenaient mardi à La Villette Les Victoires du jazz 2009. On connait tous les plus que fades, prévisibles et économiques Victoires de la musique normales, on connait moins les petites sœurs (et j'me demande bien pourquoi, tiens ?) en charge de la musique classique et du jazz, donc c'est l'occaz d'en parler un peu, même si c'est vrai qu'on a l'impression "que c'est toujours les mêmes qui gagnent..." Désolé je casse le suspens et vais sûrement faire chuté l'audimat de France 3 vendredi à minuit pour la rediff... Sorry, mais l'actu c'est l'actu et j'ai déjà attendu une journée !

Le palmarès des 7es Victoires du jazz
:

- Artiste ou formation instrumentale française : Marc Ducret (guitariste)
- Artiste ou formation vocale de production française : Bernard Lubat (chant, batterie, piano…)
- Révélation instrumentale française (Prix Frank Ténot) : Emile Parisien Quartet (Emile Parisien/saxophones, Julien Touery/piano, Ivan Gelugne/contrebasse, Sylvain Darrifourcq/batterie).
- Album instrumental français : "Around Robert Wyatt" (Bee Jazz/Abeille Musique) de l'Orchestre national de jazz de Daniel Yvinec
- Prix du public : Patrick Artero (trompette, bugle)

mercredi, septembre 02, 2009

WE LOVE THAT : Jazz à la Villette

Hier a débuté la nouvelle édition du festival Jazz à la Villette, qui durera jusqu'au 13 septembre. Grosse édition en perspective, avec plus de 200 artistes invités et de nombreux projets surprenants ! On ne peut que constater l'éclectisme de la programmation et s'en réjouir ! Rien qu'à voir la soirée d'ouverture qui s'est déroulée hier, ça promet ! A noter la présence de De la Soul feat Prince Paul avec, s'il vous plait, The Herbaliser en première partie... Carl Craig sera là aussi ! Mais si c'est un festival de jazz, Hank Jones vous le rappelle ! Bien sûr j'en passe, n'étant qu'amateur du genre, alors je vous invite à aller jeter un œil sur le site officiel du festival et à vous faire votre idée perso !

A noter que vous pourrez retrouver des concerts en intégralité et en HD sur la platefome Arteliveweb, que nous vous avions présenté précédemment ! C'est pas énorme ça ?


NEWS : IRMA , L'Officiel de la Musique 2010

Cela fait maintenant 23 ans que l'IRMA recense et tri, et re-recense et re-tri plus de 50 000 contacts dans le monde de la musique pour vous proposer une sélection des meilleures adresses ! Une base de donnée jamais égalée et très variée (emails pro, labels, maisons de disques, artistes, formation, médias...)
Plus d'info sur
le site de l'IRMA !

NEWS : Graine de spectacle, c'est reparti !

La saison Jeune Public proposée par la ville de Clermont-Ferrand dévoile sa nouvelle programmation, toujours portée par cette envie d'offrir des spectacles de qualités à ses plus jeunes. C'est la musique qui sera à l'honneur cette année du côté de La Cour des Trois Coquins, de la Maison de la Culture et des maisons de quartiers de la ville ! Mais attention, les autres disciplines ne seront pas en reste, et quelques surprises vous attendent, avec notamment la Compagnie Skappa (Molière du spectacle Jeune Public 2009, quand même !). Bref, vous pouvez télécharger la plaquette et prendre toutes les infos sur le site de la mairie ou directement ici ! Alors pas d'excuses !

dimanche, août 16, 2009

ACTU : Woodstock Music and Art Fair - 40 ans

Il y a quarante ans tout juste, du côté de Bethel dans l'État de New-York, une foule hallucinante se massait pour voir en live les figures de proue de toute la période folk et psyché qui a rythmé les années 60 aux USA. Plus de 450 000 personnes sont réunis. On affronte la boue, la pluie et les buvards de LSD pour contribuer à créer le mythe : Woodstock, 15 août - 18 août 1969, le décor est planté.

UN MYTHE :
Dans l'imaginaire, ces trois jours demeurent l'apogée du mouvement hippie, du peace and love et de la contre-culture américaine, un havre de paix et de liberté dans une société qui s'industrialise et se codifie peu à peu. D'ailleurs le slogan choisi pour l'occasion reflète bien la tendance : « Trois jours de paix et de musique. Des centaines d'hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l'air pur ». En tout cas, c'est l'image qui reste, drogue, rock'n roll et liberté, une sorte de prémices aux luttes anti-conformiste, voir anti-capitaliste.

UN SUCCÈS POPULAIRE :
L'événement fait grand bruit, et de partout la jeunesse américaines débarquent, causant le plus grand embouteillage jamais connu aux USA, allant même jusqu'à forcer les organisateurs à s'assoir sur la recette de la billetterie tant il était impossible de contrôler le flux des visiteurs (qui soit dit en passant avaient fini par détruire les clôtures qui délimitaient les 240 hectares). Bref, on imagine le tableau d'une foule en folie, venu entrer en transe face à leurs idoles, car Woodstock, au delà du mythe, c'est quand même une sacrée programmation musicale.

DU SON :
Ok, on a sûrement vu de meilleurs prestations scéniques, et il faut bien dire que l'orgie de drogues psychédéliques et d'excès en tous genres n'a pas aidé... Je me souviens avoir vu Carlos Santana dans un documentaire raconter comment il voyait le manche de sa gratte se transformait en serpent, pas facile un accord barré sur une couleuvre... Et c'est clair que ça n'a peut-ête pas été le top à ce niveau, mais bon, j'aurais quand même bien aimé y être ! Je vous passe les détails de ces trois jours de concerts, vous trouverez tout ça à l'aise ici !

DES CRITIQUES :
En réponse à un article que j'ai récement lu, je voulais juste faire un petit clin d'oeil à ce moment qui a marqué l'histoire du rock, et même de la musique, même s'il est vrai que le concept part d'une idée commerciale, que le marketing et l'aspect financier ne colle pas vraiment avec les valeurs hippies sur lesquelles les organisateurs ont basé leur comm... Oui Woodstock ce n'est pas tout rose avec des filles qui se balladent les seins nus, et oui les artistes ont perçu des cachets etc etc... A quoi cela sert 40 ans après, de cracher sur ce qui restera de toute façon un des évênements majeurs du XXème siècle culturel. Ceux qui y étaient le savent, et sont entrés en quelques sortes dans l'histoire, chanceux qu'ils sont ! Nous on peut toujours essayer de vibrer en regardant le doc (primé) de Michael Wadleigh sorti en 70 ou réécoutant les enregistrements d'époques... C'est toujours ça !


mercredi, août 05, 2009

WE WERE THERE : QUARTIER 21 (WIEN)

LE MUSEUMSQUARTIER WIEN :
De passage pour une dizaine de jours à Vienne, je suis allé faire un tour au coeur d'un des dix plus grands complexes culturels du monde, le MuseumsQuartier Wien. Entièrement consacré à l'art moderne et comptemporain, et plus généralement à la culture, il regroupe plus de 40 institutions sur plus de 60 000 m² d'architecture viennoises du XVIIIème et XIXème, ce qui est quand même unique ! Surprenant de diversité car toutes les disciplines s'y mêlent, c'est un lieu de vie culturelle quotidienne, où se cotoient de grands musées comme le MUMOK et de petites structures très spécialisées. Les espaces sont hyper modulables, et laissent la porte ouverte à toutes sortes de projets temporaires. Bref, il se passe toujours quelque chose au MuseumsQuartier, et cela dans une atmosphère un peu irréaliste, un havre de paix culturel en plein coeur de la capitale autrichienne... Comme le rappelle son directeur, Wolfgang Waldner : "Ce qui, dans d'autres villes, est séparé par des grandes distances, se présente à Vienne en un seul et même espace."

DIE QUARTIER 21 :
Mais si je vous parle de ça, c'est principalement pour introduire mon coup de coeur du moment. Le Quartier 21... Un rêve éveillé pour toutes institutions culturelles. Situé dans le MusemsQuartier, c'est une structure atypique de 4000m² entièrement dédiée à l'élaboration, à la production et à la présentation de diverses initiatives culturelles, de toutes tailles et de toutes sortes. Ce lieu regroupe des studios d'artistes, des chambres d'hôtes pour les résidences, des salles d'expo bien sûr, mais également une zone de bureau où de nombreuses agences ou associations se cotoient au quotidien, imaginez l'émulation !!!

Transeuropea :
La transeuropea est une des deux rues thématiques qui constitue la Quartier 21, elle est placé sous le thème de la promotion culturelle et des échanges culturels inter-régionaux ou internationaux. De nombreux espaces de présentation permettent à des projets de trouver leur public à Vienne et inversement, cela en partie graçe au travail d'organisations comme KulturKontaktAustria ou le Friedrich Kiesler-Zentrum Wien.
Electric avenue :
C'est THE place to be à Vienne pour tout ce qui concerne les nouvelles technologies. Une rue entièrement vouée aux mutations engendrées par le développement de l'électronique, que ce soit dans la communication, la vie sociale ou la production culturelle. Labels electro, collectifs d'art vidéo, cyberactivisme et futurologie, autant de concepts qui trouvent dans l'Electric Avenue les infrastructres et les moyens pour continuer à se développer. Spécial dédicace à une petite boutique où j'ai revu des consoles portables trop old school, des vieux Atari, et pleins de gadget trop fun d'époque !
L'aile Fischer von Erlach :
C'est dans cette partie du Quartier 21 qu'on trouve les bureaux... De nombreuses entreprises culturelles louent ici des espaces de travail, au coeur même du Quartier 21, au milieu de toute cette diversité culturelle, et peuvent ainsi travailler au développement de leurs activités ou de projets spécifiques. Cette proximité avec les places fortes du MuseumsQuartier, et avec les différents institutions présentes, offre des conditions idéales, non ? Tout le monde se cotoie, des associations de critiques d'art, des agences de programmations culturelles, des organisateurs de festivals en tous genres, des revues spécialisées...

POUR CONCLURE :
L'atmosphère qui se dégage de ce lieu est vraiment incroyable. A peine franchit le perron, on se sent protégé, en mode "cultive toi sans te prendre la tête, profites et gardes les yeux ouverts, l'art est partout !" Après une visite du Museum Moderner Kunst assez incroyable ( je n'avais jamais vu un vrai Kandinsky) flâner dans le MuseumsQuartier est vraiment plaisant, ça laisse l'esprit libre de repenser à toutes les oeuvres incroyables que vous pouvez avoir croisé au grès des différentes "kunsthale". Belle initiative donc, qui montre encore une fois qu'il n'y a pas de frontières entre les époques, les générations d'artistes et les disciplines. Les acteurs culturels locaux travaillent ensemble, se retrouvent en terrasse avec les touristes de passage, les discussions s'engagent, et le tour est joué !

Pour en savoir plus : Site officiel

Et quelques photos prises sur place pour vous !

mercredi, juillet 22, 2009

DOSSIER : Le Stop Motion

Depuis quelques temps on voit fleurir sur les plateformes streaming de nombreuses petites vidéos toutes bizarres et toutes saccadées, certaines font même un sacré buzz. Alors ? Nouvelle mode ? Révolution technique ? Non, le concept existe depuis bien longtemps, on parle de 1908 avec Les allumettes animées d'Emile Courtet (alias Emile Cohl), c'est vous dire comme on a rien inventé... Petite présentation du buzz du moment.

QUEL EST LE CONCEPT ?
Le Stop Motion (ou animation en volume) est une technique d'animation, proche du dessin animé, qui permet de créer du mouvement à partir d'images fixes. C'est simple (à expliquer), vous prenez pleins de photos d'un objet, vous le déplacez un peu entre chaque clichés, et une fois les photos mises à la suite à vitesse normale, votre objet se déplace, c'est magique ! Souvent mêlé au Go Motion pour atténuer les effets saccadés et fluidifier les mouvements, le Stop Motion continue d'évoluer aujourd'hui en se mêlant aux techniques de 3D.

PETITE HISTOIRE
Je reviens très rapidement sur le développement de cette technique, pour vous dire que depuis le début du 20ème siècle, elle s'est développée au grè des évolutions technologiques. En 1933, l'américain Willis O'Brien, pionnier des effets spéciaux, l'utilise pour ceux de King Kong, et cela fait grand bruit. Mais c'est pourtant en France que cette technique d'animation images par images est née, et on cite notamment Emile Reynaud et Emile Courtet, qui importera le concept de l'autre côté de l'Atlantique. Les années passent, et la durée des productions s'allonge. L'école tchèque, portée par Trnka et Svankmajer, va poser les bases du concept qui ne va cesser d'évoluer jusqu'à l'avénement des longs métrages réalisés entièrement en Stop Motion. Pour les plus récents, on cite bien entendu Henry Selick, le génial réalisateur de L'Etrange Noel de Monsieur Jack ou encore tout récement du magnifique Coraline. Bon, j'oublie pas de citer Tim Burton et Les Noces Funèbres, mais je risque de m'étendre sur le sujet...

C'EST QUOI CE BUZZ ?
C'est clair que cette technique est old school, et a été largement délaissé pour la 3D, l'infographie et toutes ces nouvelles façons de produire par ordinateur, alors pourquoi ? Tout simplement parceque le grand public s'est approprié la technique, et grâce à la démocratisation des moyens technologiques (numérique, logiciel de montage...), ben avec un peu de temps, une bonne idée et un minimum de talent (quoi que...) rien ne vous empêche de vous taper votre délire en Stop Motion. Vous pouvez d'ailleurs vous procurer le logiciel libre Stopmotion sur le site officiel, et vous essayer au montage, n'hésitez pas à envoyer vos prod, on pourra en faire une petite diffusion ! De nombreux artistes pluri-disciplinaires trouve dans cette technique un moyen génial de mêler les techniques artistiques, je vous invite d'ailleurs à jeter un œil au sublime travail de l'argentin Carlos Lascano.

POUR CONCLURE
Ce qui est bon là dedans, c'est quand une vidéo sortie de nul part, et faite avec les moyens du bords (des post-it ?), te scotche à ton siège et que tu te dis : " Ce gars est un grand malade..." Il existe plein de productions différentes, à des niveaux de qualités variables, mêlant le dessin, le graph, le son... Bref, tout est permis, tout est "stopmotionable", je vous propose une petite sélection perso, à vous ensuite de creuser et de trouver votre pépite !

Productions de Metzer :


Coups de coeur :

Un peu de pédagogie :



mardi, juillet 21, 2009

FLASH : L'été sera cheesy !!

L'été dernier était placé sous le sceau d'un retour aux valeurs de la communauté, du feu de camp sur la plage et des drogues psychédéliques, avec MGMT en fer de lance de ce revival hippie. Cet été, la grosse tendance est un retour au pire des 90's. Calvin Harris, Où est le swimming pool ou encore Simian mobile disco osent piocher allègrement dans l'eurodance, année modèle 1994. La preuve...





vendredi, juillet 17, 2009

INFO : Orelsan, retour (rapide) sur une polémique stérile...

Après NTM, Sniper ou Monsieur R, c'est maintenant au tour d'Orelsan de subir les foudres de la censure. Le Hip Hop français, qui ne brille certes pas toujours par l'intelligence de ses MC (jugez plutôt...) traine toujours sa sale réputation de mauvais citoyen... On reprochait à NTM de vouloir faire l'amour avec les policiers, à Monsieur R de vouloir faire l'amour avec la France et aujourd'hui, c'est encore une histoire d'amour qu'on reproche à Orelsan...

Les faits : Un titre, sale pute. Evidemment, ça commence mal... Dans ce track, le rappeur white trash caennais, s'en prend violemment à son ex-petite amie... Elle lui a brisé le cœur, il est un peu amer, donc il ne s'en remet pas... Cette chanson remonte déjà à plusieurs années, à une époque où Orelsan se cherchait encore, à une époque où il cherchait peut être un peu trop à créer un buzz malsain sur le net... Un ego trip morbide qui faisait dans la surenchère un peu basse du plafond...

Mais aujourd'hui, Orelsan a grandi et son style s'est étoffé au point d'en faire l'une des plumes les plus acérées pour décrire la réalité pas toujours très reluisante de la jeunesse en province. Un style percutant, froid, dépressif qui ne passe pas son temps à représenter qui que ce soit, si ce n'est son auteur. Car il s'agit bien d'un auteur, avec un style nettement supérieur aux faux dandys de la nouvelle scène française.

Étoiles invisibles, Changement, soirée ratée, Perdu d'avance, peur de l'échec... tous ces titres sont extraits du premier album d'Orelsan, un disque sombre, désenchanté qui raconte les soirées de merde dans les boites pourries, où des gosses en survet tisent du whisky coca sans bulles, qui raconte aussi le porno en solo sur le net, les disques durs remplis de mp3 jamais écoutés, et encore et toujours les désillusions amoureuses...

On peut être aigri par tout le buzz suscité par cette vaine polémique, avec son cortège de chevaliers blancs (Technikart, Voxpop, Cali, Olivia Ruiz, Jack Lang, Fred Mittérand...) volant au secours de la liberté d'expression, mais ce serait passer à côté d'un type qui vaut (beaucoup) mieux que tout ça.



ORELSAN - Soirée Ratée
envoyé par 3emebureau. - Regardez la dernière sélection musicale.



ORELSAN - DIFFÉRENT
envoyé par 3emebureau. - Regardez la dernière sélection musicale.



Orelsan - Changement
envoyé par 3emebureau. - Clip, interview et concert.

jeudi, juillet 16, 2009

WE WERE THERE : Ramdam à Randan

Quelle surprise quand j'ai vu il y a quelques temps qu'il allait se passer quelque chose à Randan ! Un ramdam ? What ? J'avoue, je connais bien le coin et j'ai allégrement trainé mes Reebok Ilie Nastase (pour vous situer l'époque) dans LA rue de Randan. Alors bien sûr j'suis allé voir ce qui se passait en ce jour de teuf nationale !

L'idée était de donner l'occasion à tous de redécouvrir le Domaine Royal de Randan après deux ans de fermeture pour cause de rénovation.
Pour cela, le Conseil Régional d'Auvergne a eu la bonne idée de mettre à contribution les nombreux talents artistiques éparpillés sur son territoire. J'avoue n'avoir que très rarement vu une telle concentration d'artiste, de toutes disciplines et de tous horizons... Enfin à Randan, ou en Auvergne... Chapeau pour la coordination, une quarantaine de structures ont pu ainsi présenté leurs performances aux quatre coins du domaine. Le concept était vraiment génial, imaginez-vous sous un arbre, assis sur un rondin de bois fraichement coupé, à écouter Mariecke de Bussac mettre en vie cette lettre de Georges Sand à François Buloz, bercé et rythmé par la contrebasse de Marcel Mut... Plus loin, caché entre deux bosquets, au bord du chemin, un drôle de jongleur triture son corps, s'imagine en cascadeur et joue avec son bandéoniste pour envouter le public qui, curieux, s'arrête et apprécie la prestation, c'est le Cirque Bang Bang, qui nous prouve encore que les différents arts vivants co-habitent à merveille ! Ou encore, un peu plus loin, près de la butte, où l'Agence des Musiques Traditionelles d'Auvergne répond par vielles et cornemuses aux rythmes mapouka des djembés ivoiriens de Nigui Saff ! Quel tableau ! Bon bien sûr, pas même temps, mais preuve que la culture est un langage universelle, tout ce petit monde a attiré un vrai melting pot de visiteurs, ou quand talons cotoient chassures de rando, what else...

Bref, je ne vais pas vous faire un résumé de tout ce que j'ai vu, d'ailleurs je suis parti avant l'apéritif (oui, c'est vrai !) Mais l'ambiance promenade en forêt, expo du FRAC accroché dans les chênes, déclamations en tous genres ou autres chorégraphies à même la verte mousse encore humide de la veille... Ouah... Nature, culture !

Le programme ici

Puis un petit kif par là, ben ouai ça se voit que vous avez pas passé vos vacances à Jussat !

mercredi, juillet 08, 2009

WE LOVE THAT : Arte live web

Je ne sais pas si vous avez suivi cela, mais au mois de Mai, Arte a lancé une nouvelle plateforme web : Arteliveweb. Alors ? Est-ce que ça vous dis quelques choses ? Non ? Bon, alors je vais me faire un plaisir de vous en parler un peu, parce qu'au Labo, ben on aime ça.

L'IDEE
:

Tout part d'un constat : Le spectacle, en lui même, (le show, la « prestation scénique » !) n'est pas très présent sur le web. Bizarre... Et je vous parle de choses autorisées les amis, pas des concerts de Lorie en streaming sauvage ou des black session de Garou en mode téléphone portable sur Dailymotion... Je vous parle de choses sérieuses, de vrais spectacles, avec l'accord des ayant-droits et tout et tout. Donc, à part quelques belles initiatives (notamment La Blogothèque et ses concerts à emporter) c'est un peu le désert niveau spectacle vivant sur la toile, alors l'idée va être de proposer une offre de spectacle à mater en ligne, gratuite, légale, sans pub, diversifiée et de qua-li-té ! C'est dit !

LE PRINCIPE :
Le site arteliveweb.com a pour objectif de capter des créations récentes dans toutes les branches du spectacles vivants, et de les proposer, en live ou en différé, aux internautes par le biais d'une interface simple, intuitive et éditorialisée. Les vidéos captées sont disponibles durant des périodes oscillant entre un et trois mois selon les droits, et tout ça à portée de clic, de chez vous !

COMMENT ?
Arte, la chaîne culture, connait quand même du monde dans le milieu, alors de nombreux partenariats ont été mis en place pour l'occasion. Tageblatt, le journal allemand, parle entre autres de La Cité de la Musique, des Trois Baudets ou encore de l'orchestre philharmonique de Radio France (voyez l'éclectisme quand même) et j'en passe, bien entendu. La plateforme propose notamment des co-productions d'Arte, des captations fournies par les partenaires, mais aussi des contenus exclusifs, tournés spécialement pour le site.

LE TRUC EN PLUS !
Vous allez me dire : Où est la nouveauté ? Qu'est-ce qui offre à ce site le privilège d'un article sur le « blog en vogue » du moment ? Amis artistes, spéciale dédicace, arteliveweb.com c'est aussi pour vous, pour que vous puissiez montrer votre talent au monde entier, et c'est pas rien ! Pour reprendre la définition officielle, Arteliveweb est « un nouveau réseau social dédié à la création ». Compagnies, organisateurs de festivals, labels, artistes en solo, tout le monde peut prétendre à créer sa page perso sur la plateforme, la qualité et le sérieux sont garanties par le cahier des charges établi pour l'occasion. Une fois en place, votre espace est modulable, aménageable à souhait, de façon à représenter au mieux votre talent ou votre originalité.

POUR CONCLURE :
On est vraiment intéressé par ces problématiques de diffusion dans le spectacle vivant, on avait d'ailleurs déjà mêlé le théâtre et la vidéo pour une mission de mise en valeur de La Cour des Trois Coquins, fût un temps... Persuadé que, même si elle n'est pas l'avenir du spectacle vivant - car rien ne vaut une bonne salle, ou une bonne fosse pour sentir le truc, on est d'accord - la vidéo est quand même un support super maniable, hyper diffusable et surtout très accessible aujourd'hui, trop utile pour s'en passer. L'arrivée d'une plateforme comme celle d'Arteliveweb nous donne l'occasion de rappeler et de féliciter les initiatives déjà en place, alors suivez le guide.

LA BLOGOTHEQUE

Et pour la petite touche locale, le coup de cœur maison :
THE SEX ROOM SESSIONS
Tous les dimanche en live de la room, du son !



ARTELIVEWEB
1- La nuit transfigurée et les variations pour orchestre de Shoenberg à la salle Pleyel, avec l'ancien premier violon de l'orchestre d'Auvergne en violon solo - Svetlin Roussev - cliquez ici
2- Concert de Get Well Soon au festival Art Rock de Saint-Brieuc - cliquez ici

mardi, juin 30, 2009

DOSSIER : LA LOI HADOPI

Comme vous le découvrirez je suis toujours fourré dans les journées professionnelles, notamment celles du Transfo. Donc vu que j'étais cordialement invité par Mlle Juillard, je suis allé faire un tour à La Jetée en ce beau jeudi de juin, et attention, on allait parler de la loi HADOPI et du dilemme entre droits d'auteurs et Internet ! Vous savez cette loi qui tendait à lutter contre le téléchargement illégal ! Tout un programme... Je vous propose un petit résumé ?

PRÉSENTATION
Pour commencer, c'est quoi ces initiales ? HADOPI signifie : Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet ! Avouez que vous ne le saviez pas, n'ayez pas honte, même dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, les députés ne le savent pas (et j'ai des preuves !) Appeler aussi loi Olivennes, du nom de l'auteur du rapport dont elle s'inspire (à l'époque patron de la FNAC...) elle avait pour objectif de permettre la création d'une autorité publique indépendante, d'instaurer des sanctions administratives, et de permettre la mise place de ces sanctions grâce à la fameuse « réponse graduée ». En gros, cette nouvelle autorité fait le lien entre les ayant droits, qui récupère les adresses IP des contrevenants, et les fournisseurs d'accès Internet qui identifie les abonnés et qui ont à charge de couper les connexions s'il y a récidive.

ORIGINES DE LA LOI
La chute des ventes du support disque est estimé à 50% en 5 ans. Pourtant, même les sociétés d'auteurs, qui soutiennent la loi, n'incriminent pas le téléchargement seul. L'explosion des nouvelles technologies et des nouveaux modes de consommation de la culture ont laissé tout le monde sur le carreau, majors en première lignes ! Le manque à gagner est tellement énorme qu'il n'est même pas réellement chiffré... Pourtant comme le rappelle Olivier Vittu, délégué régional de la SACEM, la propriété intellectuelle existe depuis longtemps, et la loi DADVSI (Droits d'Auteurs et Droits Voisins dans la Société de l'Information) initiée en 2005 prévoyait déjà une réponse graduée, pour adoucir les sanctions pénales, mais elle fût également censuré par le Conseil Constitutionnel. Les mesures en cours n'ont débouché que sur très peu de condamnation, et sur des sanctions jugées trop faibles par rapport au préjudice subi. La loi HADOPI avait pour objectif d'introduire un dispositif s'ajoutant à ces sanctions pénales, tendant à l'approche pédagogique, afin de rappeler au peuple que la culture à un coût, et que la musique, ben c'est pas cadeau !

LES OBSTACLES
Selon Charles Simon, vice-président de l'ISOC France et avocat spécialiste des nouvelles technologies : « Juridiquement, la loi est morte ». Alors pourquoi ? Premièrement, une autorité administrative ne peut sanctionner directement, elle doit avoir recours à des juges, d'où la censure du Conseil Constitutionnel. Deuxièmement, l'idée de se baser sur la récupération de l'adresse IP pour identifier l'internaute est bien naïve... Les cibles prioritaires (enfin, heu... les ados) sont en effet largement assez armés pour sécuriser leurs connexions. Sans rentrer dans les détails, c'est plutôt le bon papa qui va vouloir tester qui va se faire griller. Troisièmement, Internet est reconnu comme un droit fondamental ! Ben oui, moi j'peux plus travailler sans le web, et en plus, quid de mon offre triple play ? Hein ? Mon téléphone, ma télé ? Tout passe par l'accès Internet aujourd'hui... Je résume bien sûr, mais tout cela accumulé entraine obligatoirement la censure des dernières marches de ce projet de loi. Sans parler de l'opinion publique, très défavorable à une nouvelle privation de liberté. Même la Sacem reconnaît des carences dans la loi et se demande comment on va répartir les sanctions par rapport aux différents degrés d'infractions qui seront constatés... Et puis je ne vous parle pas du coût de mise en place de cette surveillance pour les FAI, des dérives que cela pourrait entrainer (création de sociétés privées de veille) et des dénonciations impartiales que cela générerait. Souvenirs, souvenirs...

OÙ EN SOMMES NOUS ?
Aujourd'hui, 30 juin 2009, la loi est au plus mal... Sa principale avocate, Christine Albanel, vient d'être remerciée de son poste de Ministre de la Culture, et son successeur, Frédéric Mitterrand n'a pas l'air franchement emballé par le débat, du moins aux vues de ses premières déclarations. Un texte complémentaire a été présenté le 24 juin 2009 au Conseil des Ministres, et sera voté par le Conseil Constitutionnel lors d'une assemblée exceptionnelle qui se tiendra le 20 juillet 2009. Il prévoit notamment une procédure accélérée, donnant aux agents HADOPI le pouvoir de constater les infractions et d'auditionner eux-même les personnes concernées. A cela s'ajoute une hausse et une uniformisation des sanctions (1 an sans connexion, et jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende si vous essayez de vous réabonnez...) A en croire Maître Antoine Cheron, spécialiste de la propriété intellectuelle, ce texte subira la même censure, pour les mêmes raisons...

QUELLES SOLUTIONS ALTERNATIVES ?
Alors bien sûr, il y a également tout un monde qui souffre de cette chute des ventes du disques et des baisses de recettes du cinéma (ce qui reste encore à prouver, mais pas de place pour ce débat tout de suite). Je pense bien sûr aux auteurs, qui se retrouvent opposés aux internautes, alors que, comme le souligne Pierre Douillard du Conseil Permanent des Écrivains, ce sont les même personnes. Et c'est encore du côté du terrain qu'il faut se tourner pour voir émerger de nouvelles façon d'appréhender la « consommation de culture », sans parler de ces pauvres plateformes de téléchargement légales...

Économie solidaire : Je pense notamment à Mr Mô, membre fondateur de cd1d, une fédération de labels indépendants visant à mutualiser les moyens des artistes pour s'adapter aux mutations du marché. Ici, on revoit l'économie du disque imposée depuis des lustres pour mettre en place une relation équitable entre producteur et auditeur. Bye bye la culture business, et salut l'économie solidaire et participative, cd1d ne réalise pas de bénéfices, et reverse 85% de ses ventes. Belle initiative non ?

Licences libres : Les artistes ont eux-aussi assimilés ces nouvelles technologies, et nombreuses sont les licences libres aujourd'hui. Je ne suis pas spécialiste, mais cela consiste à protéger l'œuvre en en cédant ses droits et en la mettant gratuitement à disposition de tous. Tout est permis, copie, diffusion, et même la transformation, mais personne ne doit s'approprier l'œuvre, c'est la raison sinequanone. On responsabilise ici les artistes et les les publics, en mettant la création artistique au centre du débat et ne prônant une utilisation raisonnée. Ces licences sont nombreuses, je vous proposerais un lien pour en savoir plus.

La Licence Globale : Proposée en parallèle du projet DADVSI, le principe était simple. Il s'agissait de faire payer une option forfaitaire aux internautes auprès de leurs fournisseurs d'accès internet, somme qui serait ensuite reversé aux artistes, proportionnellement à la fréquence de téléchargement de leurs œuvres. Une sorte de redevance Internet finalement... Ce projet a été rejeté en 2006 face à la pression des lobbies puis de nouveau en avril 2009.

POUR CONCLURE :
On voit qu'émerge des envies de solutions en parallèle du travail des pouvoirs publics sur cette question. Et heureusement, car la loi HADOPI ne semble pas être la solution adaptée. Olivier Vittu admet qu'elle donne – et le débat qui l'entoure - une très mauvaise image du droit d'auteur, et que cela n'a aucun impact sur le téléchargement. La France reste parmi les leader dans le téléchargement illégal. Pourtant, comme le dit Pierre Douillard, le développement du numérique et de l'informatique est très prolifique pour l'économie de la culture. Les auteurs sont exclus du débat, qui le monopole des grands groupes commerciaux. Ces mêmes groupes qui n'ont pas voulu voir cette montée en puissance, qui ont délaissé l'offre de téléchargement légal et qui aujourd'hui mettent la pression pour sauver leurs meubles. Que ce soit la radio dans les années 20, la cassette dans les années 70 ou les graveurs de cd dans les années 90, les modes de consommation ont toujours évolués, et ils ont toujours su trouver une riposte, souvent bien aidé par les pouvoirs publics. Aujourd'hui, la partie leur échappe, et après des années passées à vendre 20 euros des cds, les temps sont durs, le problème c'est juste que c'est pas les salaires des cadres d'Universal qui chutent, mais les royalties des artistes, et ça c'est moche...

Quelques vidéos pour vous, n'y voyais pas une prise de position s'il n'y a pas de témoignages vraiment positifs, mais dur d'en trouver sur le net... Merci aussi à Bakchich pour leur coopération amicale, allez jeter un œil sur leur travail au passage ! Ici




mardi, juin 16, 2009

WE LOVE THAT : Galaktyk Kowboy

Je ne peux résister à vous transmettre le lien vers un bel article consacré à Galaktyk Kowboy, parceque ça fait plaisir, d'une part, et parcequ'on aime ça, d'autre part ! N'hésitez pas à jeter un oeil, et une oreille sur leur myspace ! De même qu'un tour sur le myspace du photographe Nicolas Auproux ne vous fera pas de mal !

Quel talent l'Auvergne !

Article sur Arverne Tribune
Galaktyk Kowboy
Nicolas Auproux

BILAN TIME : Auvergnat Cola

Une semaine est passée depuis la soirée Auvergnat Cola, il est temps de faire un petit bilan !

L'objectif de l'événement était donc la présentation de la version Zéro de notre Cola maison ! L'organisation était bien huilée grâce au travail de tout le monde. et les invités ont été reçu de belle manière. Pour revenir sur l'aspect culturel du truc, pas de regret sur les choix effectués, l'idée était de faire quelquechose hors des clichés de ce type de manifestation, avec un petit côté local pour rappeler le succès d'une belle entreprise cantalienne.

La session RP a été lancé par Sandy Volt avec un mix énergique qui donnait le ton de ce que serait la soirée. Clara O a donné une belle démonstration de son talent, accompagnée de Jeff Chalaffre et de Christophe Dumouchel.

Le ton est monté quand les deux Galaktyk Kowboys sont passés derrière leurs machines ! Du son, de l'image, du trash, du lourd, franchement ! Grosse pression mise sur les chanceux ayant récupéré des invits (+ de 600 quand même !), mais ça bougeait sévère devant les deux clermontois en tout cas. Surtout qu'un changement de plateau plus tard TKNIK débarquait sur le devant du Club pour balancer ses cartouches sonores, histoire de montrer que la scène electro régional avait de très beaux jours devant elle ! Je vais pas vous faire une critique musicale du line up, alors je conclue en tirant un coup de chapeau à Pilooski qui était arrivé de Paris au cours de la soirée et qui a clôturé le tout. Vraiment énorme le bonhomme, le set vraiment classe qui fait vibrer, et on aime ça !

Bon en tout cas, la soirée était une réussite pour l'Auvergnat Cola Zéro, et le Labo s'est vraiment éclaté à amener sa pierre à l'édifice. Un grand merci à tout le monde donc !




vendredi, juin 05, 2009

WORK IN PROGRESS : Soirée Auvergnat Cola - Sans Sucre

Votre labo préféré a eu la belle opportunité d'organiser la programmation artistique de la soirée de lancement de l'Auvergnat Cola Sans Sucre et par la même occasion les 10 ans de Périscope !

Voilà le menu bande d'impatients !

Alors va t'inscrire, c'est cadeau !
ICI

POUR TES PETITES OREILLES, SI T'AS PAS CONFIANCE !!
SANDY VOLT CLARA O GALAKTYK KOWBOY

TKNIK PILOOSKI

ET POUR TES PETITS YEUX BIEN SÛR !!

mercredi, juin 03, 2009

DOSSIER : LE CLIP VIDEO

Je suis allé faire un tour du côté du Cabaret d'Europavox pour une après-midi organisée par Le Transfo, et consacrée au lien entre Musique et Image (et pas entre Emile et Image...). Petit compte-rendu de la deuxième partie consacré au clip vidéo.Justifier
HISTORIQUE :
On débute bien entendu par la polémique cherchant à donner une date de naissance au clip. On parle de Bohemian Rapsody de Queen en 1975, mais ce n'est que le premier clip tourné au « format » vidéo. Ce n'est donc pas le premier clip, et certains spécialistes font remonter la relation entre la musique et le visuel dès les années 20... En tout cas l'avènement mythique du clip est lié à la création de MTV en 1981, véritable catalyseur et accélérateur du genre. De là débutent les 20 Glorieuses du clip vidéo, merci Michael pour Thriller (14 min quand même ! Et en 35mm!) qui fait passer le clip dans la cour des grands, on ne superpose plus simplement des images sur de la musique pré-enregistrée. Enfin merci, c'est relatif... Sans ça, on aurait peut-être pu éviter d'être traumatisé à vie par Mylène Farmer... Mais en tout cas c'est l'arrivée du clip industriel, puis l'avènement du statut d'auteur de clip tout au long de ces années. Bref en 2005 de toute façon, tout bascule avec l'arrivée du streaming vidéo et la démocratisation des moyens techniques. Et aujourd'hui en 2009, il est plus facile de se faire connaître en diffusant un clip sur Dailymotion qu'en envoyant 400 maquettes au quatre coins du globe. Le nombre de clip explose, la visibilité s'accroit et les ventes de disque chutent, chutent, chutent, chuuuut....

PROMO OU ART ?
Selon Marc Thonon du label Atmosphérique, on peut faire un gros coup avec un super clip sans que cela fasse avancer la musique. Le clip sert surtout l'image de l'artiste. Du coup, comme le souligne le réal Lorenzo Recio, c'est un travail de commande, et parfois les réal n'ont aucun contact avec l'artiste, mais seulement avec les personnes qui gèrent son image.
On parle d'économie du clip bien entendu, mais ce sont parfois les affinités artistiques qui vont pousser un réalisateur et un artiste à travailler en collaboration. L'exemple du collectif Kourtrajmé est parlant, c'est un regroupement d'artistes de tout bord, et de différentes spécialités, là les choses se font au feeling. L'artistique prime sur l'aspect promo, même si les gros coups médiatique réalisés par Koutrajmé sont de puissants outils médiatiques ! (cf. entre autres « Stress » de Justice)

CÔTE JURIDIQUE
Je résume rapido les grandes lignes bien exposées par Sarah Julliard (et parler législation devant un parterre de cultureux, c'est pas simple... « Quoi ? Droits moraux ! Vous êtes d'un vulgaire ! Ah bon... C'est pas une insulte ? »)
Le clip est une production audiovisuel qui incorpore un objet à part entière, le disque. Les deux supports ne sont pas régie par les même droits. C'est une œuvre composite, contenant une œuvre première (le morceau) soumis aux droits moraux et à l'incessibilité, et une œuvre finale (le clip) régit par les droits patrimoniaux. Après pour plus de détails j'ai pas la place...

QUELQUES CHIFFRES :
Une diffusion sur M6 rapporte 300 euros
Une diffusion sur MTV environ 10 euros
Et sur le net... C'est tellement insignifiant que je dis rien.

POUR CONCLURE :
Le clip est donc dans une zone flou, situé entre marketing et art visuel. Est-il un produit ? Est-il une création artistique ? Moi je dirais bien que c'est les deux mais bon apparemment c'est pas si simple... « C'est un art hybride, qui prend la grammaire du cinéma pour mettre en valeur de la musique. » Ben oui c'est un objet promotionnel ! Ben oui il est commandé par le label, et alors ? Il y a quand même un réal derrière tout ça, un créatif, que dis-je... un artiste ! Non ?

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Clip

UNE PETITE SÉLECTION POUR VOUS :