dimanche, août 16, 2009

ACTU : Woodstock Music and Art Fair - 40 ans

Il y a quarante ans tout juste, du côté de Bethel dans l'État de New-York, une foule hallucinante se massait pour voir en live les figures de proue de toute la période folk et psyché qui a rythmé les années 60 aux USA. Plus de 450 000 personnes sont réunis. On affronte la boue, la pluie et les buvards de LSD pour contribuer à créer le mythe : Woodstock, 15 août - 18 août 1969, le décor est planté.

UN MYTHE :
Dans l'imaginaire, ces trois jours demeurent l'apogée du mouvement hippie, du peace and love et de la contre-culture américaine, un havre de paix et de liberté dans une société qui s'industrialise et se codifie peu à peu. D'ailleurs le slogan choisi pour l'occasion reflète bien la tendance : « Trois jours de paix et de musique. Des centaines d'hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l'air pur ». En tout cas, c'est l'image qui reste, drogue, rock'n roll et liberté, une sorte de prémices aux luttes anti-conformiste, voir anti-capitaliste.

UN SUCCÈS POPULAIRE :
L'événement fait grand bruit, et de partout la jeunesse américaines débarquent, causant le plus grand embouteillage jamais connu aux USA, allant même jusqu'à forcer les organisateurs à s'assoir sur la recette de la billetterie tant il était impossible de contrôler le flux des visiteurs (qui soit dit en passant avaient fini par détruire les clôtures qui délimitaient les 240 hectares). Bref, on imagine le tableau d'une foule en folie, venu entrer en transe face à leurs idoles, car Woodstock, au delà du mythe, c'est quand même une sacrée programmation musicale.

DU SON :
Ok, on a sûrement vu de meilleurs prestations scéniques, et il faut bien dire que l'orgie de drogues psychédéliques et d'excès en tous genres n'a pas aidé... Je me souviens avoir vu Carlos Santana dans un documentaire raconter comment il voyait le manche de sa gratte se transformait en serpent, pas facile un accord barré sur une couleuvre... Et c'est clair que ça n'a peut-ête pas été le top à ce niveau, mais bon, j'aurais quand même bien aimé y être ! Je vous passe les détails de ces trois jours de concerts, vous trouverez tout ça à l'aise ici !

DES CRITIQUES :
En réponse à un article que j'ai récement lu, je voulais juste faire un petit clin d'oeil à ce moment qui a marqué l'histoire du rock, et même de la musique, même s'il est vrai que le concept part d'une idée commerciale, que le marketing et l'aspect financier ne colle pas vraiment avec les valeurs hippies sur lesquelles les organisateurs ont basé leur comm... Oui Woodstock ce n'est pas tout rose avec des filles qui se balladent les seins nus, et oui les artistes ont perçu des cachets etc etc... A quoi cela sert 40 ans après, de cracher sur ce qui restera de toute façon un des évênements majeurs du XXème siècle culturel. Ceux qui y étaient le savent, et sont entrés en quelques sortes dans l'histoire, chanceux qu'ils sont ! Nous on peut toujours essayer de vibrer en regardant le doc (primé) de Michael Wadleigh sorti en 70 ou réécoutant les enregistrements d'époques... C'est toujours ça !


mercredi, août 05, 2009

WE WERE THERE : QUARTIER 21 (WIEN)

LE MUSEUMSQUARTIER WIEN :
De passage pour une dizaine de jours à Vienne, je suis allé faire un tour au coeur d'un des dix plus grands complexes culturels du monde, le MuseumsQuartier Wien. Entièrement consacré à l'art moderne et comptemporain, et plus généralement à la culture, il regroupe plus de 40 institutions sur plus de 60 000 m² d'architecture viennoises du XVIIIème et XIXème, ce qui est quand même unique ! Surprenant de diversité car toutes les disciplines s'y mêlent, c'est un lieu de vie culturelle quotidienne, où se cotoient de grands musées comme le MUMOK et de petites structures très spécialisées. Les espaces sont hyper modulables, et laissent la porte ouverte à toutes sortes de projets temporaires. Bref, il se passe toujours quelque chose au MuseumsQuartier, et cela dans une atmosphère un peu irréaliste, un havre de paix culturel en plein coeur de la capitale autrichienne... Comme le rappelle son directeur, Wolfgang Waldner : "Ce qui, dans d'autres villes, est séparé par des grandes distances, se présente à Vienne en un seul et même espace."

DIE QUARTIER 21 :
Mais si je vous parle de ça, c'est principalement pour introduire mon coup de coeur du moment. Le Quartier 21... Un rêve éveillé pour toutes institutions culturelles. Situé dans le MusemsQuartier, c'est une structure atypique de 4000m² entièrement dédiée à l'élaboration, à la production et à la présentation de diverses initiatives culturelles, de toutes tailles et de toutes sortes. Ce lieu regroupe des studios d'artistes, des chambres d'hôtes pour les résidences, des salles d'expo bien sûr, mais également une zone de bureau où de nombreuses agences ou associations se cotoient au quotidien, imaginez l'émulation !!!

Transeuropea :
La transeuropea est une des deux rues thématiques qui constitue la Quartier 21, elle est placé sous le thème de la promotion culturelle et des échanges culturels inter-régionaux ou internationaux. De nombreux espaces de présentation permettent à des projets de trouver leur public à Vienne et inversement, cela en partie graçe au travail d'organisations comme KulturKontaktAustria ou le Friedrich Kiesler-Zentrum Wien.
Electric avenue :
C'est THE place to be à Vienne pour tout ce qui concerne les nouvelles technologies. Une rue entièrement vouée aux mutations engendrées par le développement de l'électronique, que ce soit dans la communication, la vie sociale ou la production culturelle. Labels electro, collectifs d'art vidéo, cyberactivisme et futurologie, autant de concepts qui trouvent dans l'Electric Avenue les infrastructres et les moyens pour continuer à se développer. Spécial dédicace à une petite boutique où j'ai revu des consoles portables trop old school, des vieux Atari, et pleins de gadget trop fun d'époque !
L'aile Fischer von Erlach :
C'est dans cette partie du Quartier 21 qu'on trouve les bureaux... De nombreuses entreprises culturelles louent ici des espaces de travail, au coeur même du Quartier 21, au milieu de toute cette diversité culturelle, et peuvent ainsi travailler au développement de leurs activités ou de projets spécifiques. Cette proximité avec les places fortes du MuseumsQuartier, et avec les différents institutions présentes, offre des conditions idéales, non ? Tout le monde se cotoie, des associations de critiques d'art, des agences de programmations culturelles, des organisateurs de festivals en tous genres, des revues spécialisées...

POUR CONCLURE :
L'atmosphère qui se dégage de ce lieu est vraiment incroyable. A peine franchit le perron, on se sent protégé, en mode "cultive toi sans te prendre la tête, profites et gardes les yeux ouverts, l'art est partout !" Après une visite du Museum Moderner Kunst assez incroyable ( je n'avais jamais vu un vrai Kandinsky) flâner dans le MuseumsQuartier est vraiment plaisant, ça laisse l'esprit libre de repenser à toutes les oeuvres incroyables que vous pouvez avoir croisé au grès des différentes "kunsthale". Belle initiative donc, qui montre encore une fois qu'il n'y a pas de frontières entre les époques, les générations d'artistes et les disciplines. Les acteurs culturels locaux travaillent ensemble, se retrouvent en terrasse avec les touristes de passage, les discussions s'engagent, et le tour est joué !

Pour en savoir plus : Site officiel

Et quelques photos prises sur place pour vous !